« Aérospace Meetings Casablanca » s’impose en destination phare de l’aéronautique mondial

Les 29 et 30 octobre, les réacteurs de l’industrie aéronautique marocaine ont grondé. L’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) a organisé, en partenariat...

« Aérospace Meetings Casablanca » s’impose en destination phare de l’aéronautique mondial
Amdie

Les 29 et 30 octobre, les réacteurs de l’industrie aéronautique marocaine ont grondé. L’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) a organisé, en partenariat avec le Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) et Advanced Business Events (Abe), la 5ème édition des Aerospace Meetings Casablanca.

20 pays, plus de 650 participants et 250 entreprises, dont 100 nationales ont été au rendez-vous. Cette année, la forte présence des industriels français et canadiens a apporté la preuve éloquente que l’attractivité du royaume dans le domaine lui vaut désormais une renommée internationale.

Au fil de ses éditions, Aerospace Meetings Casablanca est devenu une plateforme d’affaires incontournable, réunissant les plus grands acteurs de l’industrie aéronautique et spatiale de toute nature. Chaque année, ces professionnels partagent leurs expériences et exposent leurs perspectives. Pour cette nouvelle édition placée sous le thème « Le Maroc et le défi de l’industrie 2.0 », c’est de la croissance du secteur dont il a été le plus question.

Et puisque croissance rime avec opportunités d’affaires et de collaboration, les constructeurs, fournisseurs de 1er rang, sous-traitants, fournisseurs de services et groupements professionnels du monde entier ont examiné les perspectives commerciales que leur offre cet événement. Car, pour ce dernier, l’objectif ne se limite pas à stimuler le développement du secteur, mais surtout à le concrétiser en assurant, entre autres, une assistance aux grands groupes et fournisseurs en vue de leur permettre de développer leur chaîne d’approvisionnement dans les pays émergents.

Les fournisseurs marocains y trouvent, à l’occasion de cet événement, un soutien auprès des grands groupes et des entreprises étrangères. Les investissements étrangers, eux, ont l’opportunité de s’élargir au Maroc grâce à des projets d’implantation et/ou de sous-traitance de la production.

Pour Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique, que « le Maroc soit devenu le premier exportateur en Afrique de produits aéronautiques est l’œuvre d’une vision royale clairvoyante et d’un partenariat solide entre le gouvernement et les opérateurs du secteur”. Et d’ajouter: “l’industrie aéronautique s’engage dans de nouveaux programmes de développement en phase avec les nouveaux défis ». Parmi ces derniers, Elalamy cite notamment la focalisation accrue sur les nouvelles technologies et l’ingénierie, l’extension de l’offre de formation et l’amélioration de sa qualité aux côtés des acteurs de référence. Dans cette perspective, le ministre souligne également l’intérêt des métiers à forte valeur ajoutée et la nécessité de poursuivre les grands projets structurants avec les leaders du secteur.

Des ambitions et du concret. En marge de la 5ème édition des Aerospace meetings Casablanca, le ministre a donné le coup d’envoi à deux nouveaux sites industriels de EFO- groupe Weare et de Tecaero Maroc- groupe Tacalemit Aerospace. Deux implantations qui attestent à nouveau de la confiance des opérateurs privés en l’expertise marocaine dans le secteur aéronautique.

Le Maroc a définitivement fait son entrée dans le cercle des destinations les plus prisées dans le domaine. Une notoriété qu’il doit à sa performance, fruit d’une vision claire déployée dans le Plan d’accélération industrielle (PAI). Ce dernier a fait des atouts incontestables du Maroc, son savoir-faire et ses ressources humaines hautement qualifiées, la feuille de route de sa réussite.

Ainsi, aujourd’hui, l’industrie aéronautique marocaine compte 140 entreprises, un chiffre d’affaires de 17 milliards de DH et un taux d’intégration de 34%, en croissance de plus de 20% par an, soit 4 fois plus que la moyenne mondiale et 5 fois la croissance du PIB. De belles performances qui augurent d’un avenir des plus prometteurs pour le secteur.