Double meurtre d’Imlil: Confirmation en appel de la peine de mort contre les trois principaux accusés

JUSTICE - Le verdict en appel est tombé. Hier soir, la Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel à Salé a confirmé la peine de mort prononcée...

Double meurtre d’Imlil: Confirmation en appel de la peine de mort contre les trois principaux accusés
Un des accusés du meurtre de deux touristes scandinaves à Imlil, escorté par les forces de sécurité après une audience au tribunal de Salé, le 2 mai 2019.

JUSTICE - Le verdict en appel est tombé. Hier soir, la Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel à Salé a confirmé la peine de mort prononcée en première instance contre les trois principaux accusés du meurtre des deux touristes scandinaves dans la région d’Imlil, province d’El-Haouz.

La Cour a également décidé de commuer en peine capitale la condamnation à la prison à perpétuité contre l’un des individus poursuivis dans cette affaire. Rachid Afatti, Younès Ouziad, Abdessamad Eljoud ainsi que Abderrahmane Khiyali ont été donc écopé de la peine de mort.

Pour les autres accusés, les jugements en première instance ont été confirmés:  peines allant de 5 à 30 ans de prison ferme. Un seul, Abdesslam Idrissi, a vu sa peine de 15 ans portée à 20 ans d’emprisonnement.

“Verdicts proportionnels aux crimes”

Pour l’avocat de la partie civile, Khalid Fattaoui, qui représentait l’une des victimes dans ce procès, les verdicts rendus “sont proportionnels aux crimes commis par les accusés”.

La Cour, a-t-il estimé, a assuré toutes les garanties de la défense pour toutes les parties tout comme elle s’est basée dans ses décisions sur les preuves présentées et le déroulement des débats.

Les accusés ont été reconnus coupables de “constitution d’une bande pour préparer et commettre des actes terroristes”, d’“atteinte à la vie de personnes avec préméditation” et de “possession d’armes à feu et tentative de fabrication d’explosifs en violation de la loi, dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l’ordre public”.

Suite à ce verdict et conformément à la loi, les condamnés disposent d’un délai de 10 jours pour interjeter recours contre ce jugement en appel devant la Cour de cassation.