Le directeur de la prison Ras El Ma à Fès démis de ses fonctions, après l'audio de Zefzafi

PRISON - L’enquête administrative menée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) concernant un enregistrement audio...

Le directeur de la prison Ras El Ma à Fès démis de ses fonctions, après l'audio de Zefzafi
Siège de la DGAPR

PRISON - L’enquête administrative menée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) concernant un enregistrement audio du détenu Nasser Zefzafi dans la prison Ras El Ma à Fès a fait tomber des têtes.

Dans un deuxième communiqué, publié ce vendredi, la DGAPR annonce que le directeur de la prison Ras El Ma à Fès a été démis de ses fonctions, tandis que trois fonctionnaires de cet établissement passeront au conseil de discipline qui prendra les mesures s’imposant à leur encontre. 

L’enquête est toujours en cours, précise la délégation, soulignant que toute responsabilité avérée dans cette affaire fera l’objet de mesures judiciaires conformément à la loi. 

Ce matin, dans un premier communiqué, la DGAPR a annoncé avoir dépêché, le 31 octobre, une commission centrale à la prison locale Ras El Ma à Fès dans le cadre de cette enquête dont les premiers éléments ont montré que Nasser Zefzafi a “prétendu communiquer avec ses proches pour réaliser un enregistrement audio ayant d’autres objectifs que de maintenir les liens familiaux”. Un audio qui a été diffusé sur les réseaux sociaux et relayé par certains sites électroniques, ajoute la même source.

Les premiers éléments de l’enquête ont également montré que Nasser Zefzafi et d’autres détenus des événements liés à Al Hoceïma ont “refusé de se conformer aux ordres des fonctionnaires de rejoindre leurs cellules”, affirme la DGAPR, soulignant que cette réaction des détenus avait pour prétexte de contester le fait que l’un d’eux n’ait pas été “autorisé à téléphoner à ses proches”. Un fait que dément formellement la même source affirmant que ce détenu “avait usé de ce droit lors de la même journée”. 

La DGAPR a ajouté, par ailleurs, que des fonctionnaires de l’établissement pénitentiaire ont été agressés par certains de ces détenus qui refusaient d’obtempérer. Ce qui a exigé leur transfert au CHU Hassan II de Fès pour y recevoir les soins nécessaires. Ces fonctionnaires, a-t-elle affirmé, “porteront plainte auprès du parquet compétent (...) Un écrit à ce sujet a été soumis par la direction de la prison au ministère public”.

 

La DGAPR a aussi tenu à prévenir que “pour le maintien de l’ordre et de la discipline au sein de cet établissement pénitentiaire, elle prendra toutes les mesures disciplinaires nécessaires à l’encontre de ces détenus”.