Le Maroc et l’Italie signent un partenariat stratégique

DIPLOMATIE - A coopération stratégique, partenariat stratégique. Le Maroc et l’Italie ont signé, ce  vendredi 1er novembre à Rabat, une déclaration de partenariat multidimensionnel. “Les...

Le Maroc et l’Italie signent un partenariat stratégique
Cette déclaration a été signée par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita (à droite) et le ministre italien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Luigi di Maio (à gauche)

DIPLOMATIE - A coopération stratégique, partenariat stratégique. Le Maroc et l’Italie ont signé, ce  vendredi 1er novembre à Rabat, une déclaration de partenariat multidimensionnel. “Les deux parties constituent l’une pour l’autre des partenaires clés dans la gestion des défis régionaux et internationaux”, indique un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger à l’issue de cette signature. 

Cette déclaration a été scellée, du côté marocain, par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et, du côté italien, par son homologue le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Luigi Di Maio.

 

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita en compagnie du ministre italien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Luigi di Maio.

 

Dans ce document, l’Italie et le Maroc expriment leur détermination ”à agir conjointement pour préserver et consolider le niveau atteint des relations, étant convaincus que le développement des relations bilatérales répond aux intérêts des deux pays et contribue au progrès et à la prospérité des deux peuples”.  A présent, il est question de “donner un nouvel élan au dialogue politique dans toutes ses dimensions en vue de répondre aux besoins de stabilité et de paix régionale et internationale”.

Les deux pays “demeurent convaincus qu’un règlement pacifique des différends et des conflits affectant la région jouerait un rôle déterminant dans la stabilité et le développement de celle-ci”, précise la déclaration établissant ce partenariat. Aussi les deux parties s’engagent-elle ”à renforcer le dialogue politique et le processus d’intégration avec l’Union Européenne (UE) en vue d’un partenariat rénové avec le royaume du Maroc qui prenne en compte toutes les dimensions des relations avec ce groupement régional”.

Coordination sur le dossier libyen

Autres priorités de ce partenariat: “entretenir un dialogue permanent et approfondi sur tous les secteurs d’intérêt commun, assurer la coordination sur les questions internationales et régionales liées à l’Afrique et à la Méditerranée élargie”. Le dossier libyen arrive en tête de ces questions que le deux pays souhaitent régler dans le cadre d’une coordination et dans le cadre du renforcement de “la relation privilégiée entre le Maroc et l’UE”.

Ce nouvel instrument de coopération ambitionne également d’approfondir le dialogue et la coopération en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale, ainsi que dans le domaine de la justice. Il vise aussi à renforcer la collaboration dans le domaine migratoire, notamment par la mise en œuvre de l’accord sur la reconduite aux frontières des ressortissants et sur le transit pour l’éloignement (fait à Rabat le 27 juillet 1998).

Les relations économiques, commerciales et financières sont, elles aussi, sur la liste de ce partenariat. Ce dernier compte sur la participation des opérateurs économiques, ainsi que sur les opportunités de croissance dans tous les domaines d’intérêt mutuel, y compris les secteurs d’activité énergétique, maritime, industriel et de l’infrastructure.

La coopération triangulaire impliquant les autres partenaires africains et le renforcement de la coopération dans les domaines de la culture, l’éducation, la formation, la recherche et le développement durable figurent également sur ce partenariat. C’est désormais un nouveau chapitre de l’histoire des relations entre les deux pays qui commence.