Les enseignants contractuels annoncent une grève nationale les 3 et 4 décembre

CONFLIT SOCIAL - Ce n’est pas encore fini. Alors que le concours de recrutement des enseignants-cadres des Académies régionales de l’éducation et la formation (AREF) au titre de cette année scolaire est...

Les enseignants contractuels annoncent une grève nationale les 3 et 4 décembre
People attend a demonstration organized by trainee teachers who are protesting against two new decrees that are reducing their stipends and job security, in Casablanca, Morocco March 20, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal

CONFLIT SOCIAL - Ce n’est pas encore fini. Alors que le concours de recrutement des enseignants-cadres des Académies régionales de l’éducation et la formation (AREF) au titre de cette année scolaire est fixé pour le 16 novembre et que le chef du gouvernement vient de signer une dérogation permettant aux candidats jusqu’à l’âge de 50 ans de s’y présenter, la coordination nationale représentant cette catégorie annonce une grève nationale les 3 et 4 décembre.

Parallèlement, des marches régionales et provinciales se tiendront également, prévient-elle dans un communiqué dans lequel elle réitère son refus catégorique du recrutement par contrat ou “le recrutement régional public”. Ce dernier, pour la coordination, est un “leurre” qui ne procure pas réellement à cette catégorie d’enseignants les mêmes droits que les autres relevant de la fonction publique. 

La coordination campe donc toujours sur sa position estimant nécessaire que “les enseignants-cadres des AREF soient intégrés au statut de la fonction publique sans condition”. Et pour cause, ces enseignants veulent bénéficier du mouvement de mutation à l’instar de leurs collègues de la fonction publique, changer de cycle (d’enseignement) et passer des concours leur permettant d’accéder à des fonctions plus importantes. 

Le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a repris le 1er novembre le dialogue avec ces enseignants pour poursuivre le dialogue avec eux, en présence des syndicats les plus représentatifs. Le département de Saaïd Amzazi a précisé que le but de ce nouveau round est de parvenir à “renforcer la stabilité professionnelle et sociale et d’appuyer ces enseignants à l’instar des fonctionnaires du ministère”. 

Il a souligné également, par la même occasion, avoir “réagi positivement” aux revendications de ces enseignants contractuels afin de parvenir à désamorcer la crise que leur grève avait suscitée. Il a notamment rappelé que le 13 mars dernier, les AREF avaient décidé d’abandonner le système de recrutement par contrat “et de revoir toutes les dispositions y afférentes, particulièrement celles relatives à la résiliation du contrat”.

Cette décision avait été prise lors de sessions extraordinaires tenues par les conseils d’administration de toutes les académies régionales pour adopter les amendements proposés aux statuts de leurs cadres, “en application des engagements pris par le gouvernement”. Ceux-ci ont porté sur des amendements visant à permettre aux cadres des AREF de jouir d’une situation professionnelle similaire à celle des fonctionnaires soumis au statut des fonctionnaires du ministère.