Les substances saisies au démantèlement de la cellule de Daech servent à "la fabrication d'explosifs et de poisons"

TERRORISME - Les produits chimiques saisis lors du démantèlement d’une cellule terrorise affiliée à Daech le 25 octobre à Tamaris, Ouazzane et Chefchaouen entrent effectivement dans “la fabrication...

Les substances saisies au démantèlement de la cellule de Daech servent à
Substances saisies au cours de ce démantèlement.

TERRORISME - Les produits chimiques saisis lors du démantèlement d’une cellule terrorise affiliée à Daech le 25 octobre à Tamaris, Ouazzane et Chefchaouen entrent effectivement dans “la fabrication d’explosifs et de poisons mortels ayant des effets dangereux sur l’être humain et l’environnement”. C’est ce que révèle l’expertise scientifique menée par les services compétents sur les substances suspectes saisies au cours de cette opération menée par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire. 

Sur cette expertise, le ministère de l’Intérieur a indiqué, dans un communiqué, ce vendredi, que les armes à feu saisies chez les membres de cette cellule étaient “en bon état et prêtes à l’usage”. Quant au reste des produits électroniques saisis, il est constitué de “composantes utilisées pour produire de l’énergie et augmenter la puissance de l’explosion”.

Les sept individus arrêtés dans le cadre du démantèlement de cette cellule terroriste font toujours l’objet d’une procédure judiciaire sous la supervision du parquet compétent, indique la même source. Et de rappeler que ces derniers projetaient de mener une série d’opérations terroristes imminentes contre des infrastructures sensibles et sites stratégiques dans la perspective de proclamer une “Wilaya” affiliée à l’organisation terroriste sous l’appellation: “la Wilaya Daech dans le Maghreb islamique”.

 

 

Parmi les pièces saisies au cours de cette opération

Lors d’une conférence de presse organisée lundi dernier au siège du BCIJ, son directeur, Abdelhak Khiam, a précisé que le projet terroriste de cette cellule, qui était à un stade avancé, visait des sites très sensibles pour la sécurité et l’économie du Maroc, notamment à Casablanca. D’après les données du BCIJ, ce plan terroriste avait pour objectif de transformer le royaume en “un bain de sang” et de semer “la psychose” dans le pays. 

Les membres de cette cellule prévoyaient également d’établir leur base-arrière dans le nord du royaume où ils disposaient de maquis et de planques sécurisées. Ils avaient tous prêté allégeance au chef de cette organisation terroriste Abou Bakr Al Baghdadi tué dans un raid américain dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 octobre.

Interrogé à l’occasion de cette conférence sur l’impact de la mort d’Abou Bakr Al Baghdadi sur l’activité de Daech, Abdelhak Khiam a souligné que “la guerre contre le terrorisme ne peut être liée à une seule personne, mais à une idéologie qui reste toujours véhiculée par cette organisation terroriste”.