Youssoufia: 135 millions de dirhams pour améliorer l'accessibilité du site archéologique de Jbel Irhoud

ARCHÉOLOGIE - Le site archéologique de Jbel Irhoud sera bientôt plus accessible. Lundi, le conseil régional de Marrakech-Safi a approuvé, lors de sa session ordinaire du mois d’octobre, un projet de convention...

Youssoufia: 135 millions de dirhams pour améliorer l'accessibilité du site archéologique de Jbel Irhoud
Le site aréchologique de Jbel Irhoud.

ARCHÉOLOGIE - Le site archéologique de Jbel Irhoud sera bientôt plus accessible. Lundi, le conseil régional de Marrakech-Safi a approuvé, lors de sa session ordinaire du mois d’octobre, un projet de convention de partenariat relative au programme de valorisation du site et de son environnement, rapporte la MAP.

Une enveloppe budgétaire de 135 millions de dirhams a été allouée à ce projet, dont 45 millions de dirhams comme contribution du conseil régional et 90 millions de dirhams comme contribution du ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, indique la même source.

Ce projet de valorisation vise à réaliser et à financer les travaux d’élargissement et de renforcement des axes routiers desservant le centre d’Irhoud, relevant de la province de Youssoufia, précise la MAP.

Route menant vers le site archéologique de Jbel Irhoud.

Pour rappel, le site de Jbel Irhoud a suscité, depuis longtemps, l’intérêt des archéologues et des passionnés de l’histoire de l’humanité. Cette importance s’est accrue avec la publication d’une étude, en 2017, sur des fossiles d’Homo-sapiens primitifs vieux d’environ 300.000 ans, retrouvés sur ce site.

Une découverte de taille puisque jusque-là, la société scientifique internationale considérait que l’origine de l’espèce humaine remontait à une population qui vivait en Afrique de l’Est il y a environ 200.000 ans.

En janvier 2018, le site de Jbel Irhoud a été classé patrimoine national. “Avant qu’il ne soit classé, Jbel Irhoud était exposé à l’exploitation des carrières tout autour. Rien n’empêchait les exploitants d’empiéter sur le site et même de l’endommager”, expliquait au HuffPost Maroc Abdelouahed Ben-Ncer, directeur de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP).

“Ce nouveau statut protège le site, ainsi que le territoire environnant ou ‘zone tampon’ qui l’entoure, qui est ‘non ædificandi’, c’est-à-dire qu’aucun acte de construction ou enlèvement de pierres n’est possible”, soulignait-il. “C’est une protection juridique d’un point de vue foncier, qui respecte l’intégrité du site”.